Petit à petit… Shohin et Mame. 1/-
Ludovic | 29 janvier 2010 | 18 h 47 minJe suis depuis toujours amateur des petits arbres, ou plus spécifiquement des Bonsaï de petites tailles. J’entends par là les Bonsaï que l’on qualifie de « Shito », « Mame », « Gafu-bonsaï » et « Shohin », soit des arbres en pot ne dépassent pas (environ) les 25 cm.
D’abords par le fait qu’il me procurent une émotion plus particulière que je ne retrouve pas chez leurs ainés de plus grande taille, mais aussi parce que les conditions de culture que j’ai pu mettre en œuvre pour ma pratique ont toujours requis un espace réduit de part mon logement : Un appartement et quelques rebords de fenêtres.
Depuis 1998 je me suis donc intéressé à la culture de ces « petits » arbres avec je dois l’avouer de nombreux échecs. Échecs probablement dus à :
- une méconnaissance des modes de cultures traditionnelles des Bonsaï
- une méconnaissance de la particularité de la culture des Mame.
Mais cette aventure me passionne toujours autant, est elle est même ma pratique essentielle de l’univers des Bonsaï.
Bien des considérations me semblent importantes à prendre en compte lorsque l’on souhaite « travailler » dans ce petit univers. Comprendre avant tout l’importance de la simplification et de la symbolisation. Pas besoin de nombreuses branches charpentières, mais il faut qu’elles soient savamment placées, et que les ramifications soit également bien construites. Ce qui est important est l’évocation, ce que la construction de l’arbre induit lorsqu’on le regarde. Le superflu est toujours de trop.
Mame et Shohin doivent suggérer la force de l’âge, du temps passé, et être également gracieux. Voila qui est probablement le plus complexe à mettre en œuvre. D’autant plus que chaque erreur de construction, de taille, de culture prend rapidement des proportions dramatiques sur la santé de l’arbre et sur son esthétisme. C’est pourquoi il faut travailler délicatement et habilement.
L’emplacement de l’arbre est capital, l’attention à lui porter est quotidienne voir pluri-quotidienne. Cultiver de si petit arbres demande selon moi un travail plus « pointu » et plus complexe que sur des arbres de plus grandes tailles. Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit… Le travail sur des arbres plus imposant est tout aussi difficile et beaux, il est différent.
C’est l’approche de l’arbre dans le rapport que l’on a avec lui qui peut-être diffère, quoi que ! Je crois qu’il y a là, paradoxalement,plus de folie et plus de sagesse, mais ce n’est jamais qu’une question de regard.
Le bonheur est immense si l’on à la capacité d’accéder mentalement à l’univers du petit . C’est un espace de rêverie incroyable. Mais en m’aventurant sur ce chemin, il pourrait s’agir de parler davantage de philosophie que de technique.
Il est un homme parmi bien d’autre qui éclaire ma recherche et ma compréhension des arbres de petites tailles : Morten Albek
Depuis longtemps je parcours son site et à chacune de mes visites je re-découvre avec délice la beauté de ses Arbres la finesse de son travail. En prenant le temps de visiter son site vous comprendrez mon gout pour les Arbres de petite taille. Voila un travail d’orfèvre que Morten Albek réalise avec talent. Je vous invite vivement à parcourir son site et ses galeries de photos qui de surcroit sont superbes.
Bon voyage.










































